Friday, October 10, 2008

For the French Speakers

I think the last two chapters of Marcel Pagnols' Le Château de ma Mère are some of the saddest and most beautiful lines I have ever read. For the French speakers, here are my favorite excerpts from the last two chapters. I will work on translating them for the English speakers. Or maybe the French speakers want to take a shot at translating these passages? (Wink Wink Hint Hint Grand-mère, Grand-père, and Daddy).

Mon cher Lili ne l‘accompagna pas avec moi au petit cimetière de La Treille, car il l’y attendait depuis des années, sous un carré d’immortelles : en 1917, dans une noire forêt du Nord, une balle en plein front avait tranché sa jeune vie, et il était tombé sous la pluie, sur des touffes de plantes froides dont il ne savait pas les noms…
Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d’inoubliables chagrins.
Il n’est pas nécessaire de le dire aux enfants.


That section just killed me. And the very last paragraph of the book :

Mais dans les bras d’un églantier, sous des grappes de roses blanches et de l’autre côté du temps, il y avait depuis des années une très jeune femme brune qui serrait toujours sur son cœur fragile les roses rouges du colonel. Elle entendait les cris du garde, et le souffle rauque du chien. Blême, tremblante, et pour jamais inconsolable, elle ne savait pas qu’elle était chez son fils.

1 comment:

Elena said...

Please translate! I love tragedy!